Cela pourrait être le titre d'un film de série B.
Imaginez... vos fidèles lecteurs, après une matinée harassante au chantier à poser du parquet dans ce qui fut jadis un taudis et qui deviendra votre
hôtel provisoire aux vacances de Noël, vous demandent ce que vous préparez comme pâtisserie dans l'après-midi, pour oublier qu'on est dimanche, qu'on est en alerte orange "vigilance tempête",
qu'il pleut et qu'il fait froid, et que pour couronner le tout, vous avez 27 copies de rédaction à corriger et que demain s'ajouteront 27 copies de contrôle, et que vous n'avez aucune motivation
pour plonger dans la prose de vos chers petits.
A cette question anodine et pourtant chargée de sous-entendus, d'espoirs et d'attente, vous ne savez que répondre car vous n'avez pas encore pris le temps d'y réfléchir. Mais alors que vous
commencez à dialoguer avec vous-même, des muffins, cela fait lontemps... à moins que des madeleines...? avec un thé, devant la cheminée, il faut bien ça et ça ferait passer plus vite la
correction des copies..., la cuisinière en chef vous annonce que de toute façon, il ne reste que deux oeufs.
Stupeur (et tremblements).
Deux oeufs ? que peut-on faire avec deux oeufs ?
A la vitesse de l'éclair, votre cerveau calcule, passe en revue et élimine les recettes les unes après les autres... gâteau au yaourt non, gâteau au chocolat non, muffins non, madeleines encore
moins...
Finalement, de l'ombre surgit la lumière : il y a une pâte feuilletée toute prête dans le bas du frigo... de quoi faire des palmiers, en utilisant l'un des deux oeufs mélangé à
deux cuillères à soupe de lait pour dorer le dessus... et avec le second oeuf, vous pourrez même confectionner des sablés, en diminuant la température de cuisson pour qu'ils soient moins durs
(vous penserez à remercier Séverine de son bon conseil, car 190° suffisent finalement).
Ouf, le dimanche est sauvé ! (et les copies attendront demain !).
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